Distribution d'un dépliant expliquant les impacts de l'uranium et ses dérivésTélécharger la version original du dépliant en format PDF ICI Uranium
dans la MRC d'Antoine-Labelle.La situation actuelle À l'heure actuelle, parmi les sept compagnies qui détiennent des permis d'exploration de gisements miniers dans la région, deux d'entre elles procèdent activement à une analyse d'un gisement d'uranium afin de quantifier son potentiel minier. Les gisements qui les intéressent représentent une grande superficie et touchent au moins quatre municipalités, soit celles de Lac-Saint-Paul, de Chute-Saint-Philippe, de Sainte-Anne-du-Lac et de Mont-Saint-Michel.
À première vue, la possibilité d'une exploitation minière d'uranium dans la MRC d'Antoine-Labelle peut sembler représenter une opportunité pour la création d'emplois ainsi qu'une diversification de l'économie locale. Est-ce vraiment une opportunité? Et pour qui ? Voici un sujet qui mérite d'être approfondi.
À la suite des recherches, plusieurs citoyens sont très inquiets quant à l'éventuelle possibilité d 'une e xploitation minière d'uranium. Cette brochure est un résumé de faits qu'il importe de considérer à l'aube d'une décision de la part des élus et des citoyens quant à l'éventualité d'une telle exploitation. Des risques et des conséquences importants sont soulevés concernant la vie des citoyens, l'environnement et l'économie.
L'uranium L'uranium sert à produire de l'énergie, à fabriquer des bombes nucléaires et également à blinder des véhicules et des armements militaires. De plus, l'uranium sert indirectement à produire des isotopes utilisés dans la médecine nucléaire.
L'uranium est un métal qui est également reconnu pour sa double toxicité, à la fois comme métal lourd et comme matière radioactive. C'est que l'uranium se désintègre en plusieurs autres substances radioactives, toxiques et nocives pour les êtres vivants et l'environnement. Ces substances sont le thorium, le radium, le radon, le polonium ainsi que le plomb radioactif. Malheureusement, ces substances sont beaucoup plus nocives que l'uranium lui-même.
Ces substances sont considérées faiblement radioactives parce qu'elles sont peu concentrées et que leur rayonnement principal n'est pas de type pénétrant. Même si ce type de rayonnement (radioactivité) peut être arrêté par une feuille de papier, ces substances sont parmi les plus toxiques de tous les matériaux radioactifs connus de la science. Cela s'explique par le fait qu'une fois à l'intérieur du corps humain, ce rayonnement non pénétrant est 20 fois plus dommageable que le rayonnement pénétrant. Il y a trois façons dont elles peuvent pénétrer le corps : par contact (toucher), par inhalation (poumon) ou par ingestion.
Une fois dans le corps, les substances nocives émettent une radiation sur les cellules des différents organes et tissus et finissent par les endommager, les détruire et même causer le cancer.

Photo de Robert Del Tredici, from At work in the fields of the bomb
publié par Douglas & McIntyre.
Photo: Au fond, derrière les arbres, ce n'est pas une montagne mais une digue qui retient les résidus miniers.
À l'état naturel, ces substances forment une matrice et demeurent dans le roc, isolées du contact humain. Le risque de contamination est donc réduit, à l'exception du radon qui s'échappe des fissures dans le roc.
Dans le cas d'une exploitation minière, on extrait le minerai contenant l'uranium ainsi que les substances de désintégration. La concentration de l'uranium contenu dans le minerai correspond de 1 à 5 % de la masse totale. Ce qui signifie que pour obtenir 1 Kg d'uranium, on doit extraire 1 000Kg de minerai (roc) pour générer 999 Kg de résidus.
Dans les résidus miniers, on retrouve non seulement les substances de désintégration, mais aussi d'autres substances telles que l'eau contaminée et des produits chimiques toxiques. Celles-ci sont accumulées et stockées dans l'environnement au cours de l'exploitation. Une fois les activités terminées, elles sont laissées derrière.
Plusieurs commissions d'enquête ont établi que l'élimination des déchets étant impossible, il devient nécessaire d'en assurer la gestion pour des milliers d'années afin d'empêcher la dispersion des contaminants dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire pour la sécurité de tous.
Pourquoi parle-t-on “de gestion pour des milliers d'années”? C'est que la présence du thorium-230 (produit de désintégration) que l'on retrouve dans les résidus miniers, assure un approvisionnement continu de radium, de radon, de polonium et de plomb radioactif. Toutes ces substances prenent plusieurs milliers d'années à se désintégrer et à produire de la radioactivité.
En résumé, l'exploitation minière génère une grande quantité de déchets nocifs et toxiques qui sont laissés dans l'environnement une fois les activités terminées. Jusqu'à maintenant les méthodes et les techniques pour retenir les résidus miniers se sont beaucoup améliorées, cependant elles sont loin de la perfection. Il en résulte des fuites et des bris de diverses natures et qui ont des impacts d'ampleurs diverses parfois même majeures.
Qui paiera pour l'entretien, les réparations des infrastructures ainsi que pour la surveillance du site pour des milliers d'années à venir?
L'uranium et les êtres vivants Plus spécifiquement, quels sont les effets des substances de désintégration dites nocives et toxiques?
Les sous-produits radioactifs ont une affinité spécifique. Ainsi, ils se logent et agissent sur différentes parties du corps, selon leur nature.
Par exemple, le thorium est particulièrement toxique et nocif pour le foie et les reins.
Le radon, qui est un gaz lourd et qui voyage sur plusieurs kilomètres, génère de fines particules de polonium et de plomb radioactif. Puisque c'est un gaz lourd, on le retrouve ainsi que ses particules dans les pièces mal aérées des maisons.
Le radon, le polonium et le plomb radioactif sont responsables du cancer du poumon et de certaines maladies des voies respiratoires.
Aux États-Unis, le radon est reconnu pour être la deuxième source du cancer des poumons. Le polonium, quant à lui, peut pénétrer dans les vaisseaux sanguins et causer des dommages partout dans le corps ainsi que des problèmes cardiaques.
La radioacitivité affecte les cellules du corps, donc elle peut également affecter les cellules des organes sexuels. Il pourrait donc y avoir des effets sur le taux de fertilité chez les individus ou encore une augmentation de malformations génétiques à la naissance. Les enfants et le foetus sont particulièrement vulnérables aux effets de la radioactivité en raison du niveau de développement de leurs cellules.
Autres faits Parce que le sol est majoritairement composé de roc et de sable et aussi à cause des facteurs naturels tels que le vent et la pluie, l'exploitation de l'uranium comporte des risques majeurs:
Contamination des différents cours d'eau et de la nappe phréatique;
Dissolution et mobilisation des métaux radioactifs en présence de pyrite dans le minerai;
Diffusion et propagation du gaz radon par le vent;
Déposition des retombées radioactives sur la végétation et contamination dans la chaîne alimentaire.
Doit-on réagir? Quant à la possibilité de l'exploitation minière de l'uranium dans la région, doit-on réagir?
Ailleurs au Canada, la population s'est soulevée et a manifesté son désaccord. Des moratoires ont été émis pour ce qui est de l'exploitation minière de l'uranium sur leur territoire. C'est le cas en Colombie-Britannique, à Terre-Neuve et en Nouvelle-Écosse, laquelle est allée jusqu'à interdire l'exploration de gisements d'uranium. Tout cela est rendu possible grâce à la manifestation de la population auprès des instances municipales et gourvernementales.
Conclusion Ce qui à première vue peut sembler une opportunité économique pour la région s'avérerait un désastre irréversible, tant sur le plan récréotouristique, environnemental que pour la santé des citoyens.
Pour illustrer ce que représente cette situation en terme de risques et d'impacts, imaginez qu'un étranger s'introduise sur votre terrain pour extraire les réserves d'uranium. Une fois le travail accompli, votre visiteur repart avec la ressource ainsi qu'avec la plus grande partie des profits en vous laissant avec une montagne de déchets. Après un certain temps, vous constatez que votre chien est malade et que la végétation se détériorent progressivement. Vous en arrivez à craindre pour votre santé et vous pensez à ce même terrain que vous souhaitez laisser en héritage à vos enfants...
Pour A.P.E.H.L. , il faut réagir
et c'est NON MERCI ,
pas dans ma cours, ni celle de mon voisin.
Pour en savoir plus Vous pouvez consulter le site Internet qui est présentement en évolution et conçu à cet effet. Vous y retrouverez diverses informations pertinentes et pourrez également consulter les sources de référence pour cette brochure:
http://www.apehl.ca/uraniumhttp://www.ccnr.org Coordonnées
M. Réal Richer, président de l'A.P.E.H.L.
Téléphone : (819)440-4477
M. François Lapierre , porte-parole de
l'A.P.E.H.L. sur le dossier uranium
Téléphone : (819)623-5875